Noah denkt™ - The Power of Balanced Reasoning
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How times have changed!
Simone de Beauvoir, Michel Houellebecq and François Fillon elaborate their views on public service jobs, first
drafted on Feb. 15, published on Feb. 17, 2017
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Noah denkt™ has occasionally addressed
the topic of so-called dignified work. And yes, we have at times
found ourselves
lamenting the disappearance of public sector jobs feeling that in terms of regular employment
it was there, and probably only there that poetic souls could hope to find  a half-way accommodating social
security home. It is therefore altogether noteworthy when respected luminaries of the literary field express
themselves on the subject matter as well. For your entertainment and amusement we are therefore juxtaposing
here what Simone de Beauvoir and Michel Houellebecq have said in their time about working for the Secretary
of Culture. And to make matters worse we will give
François Fillon the final word to elaborate his policy proposal
for the evolution of public sector jobs.

Simone de Beauvoir writes about a fictitious son giving up his academic career in favor of a brokered position
in the Ministry of Culture (1967): - It’s the mother of Philippe, a left-leaning intellectual and academic in a three-
way conversation with Philippe and André, her husband.  (The excerpt is provided in original French language
not to take away any of its punch. Simone de Beauvoir : La Femme Rompue, Partie  I: L’age de discrétion,
pages 26, 33,34,35. Éditions Gallimard 1967, No. d’Éditions: 23442, Paris 1978)

    Mère : Alors, qu’as-tu l’intention de faire?

    Philippe: Le père d’Irène [son épouse] a différentes choses en vue.

    Mère:  De quel ordre? Dans les affaires?

    Philippe: C’est encore vague (…)

    Mère: Gagner de l’argent ne me semble pas un but exaltant. Je suis étonnée (…)0

    -        [Plus tard] -

    André, Père de Philippe : Il [Philippe] n’a pas osé nous l’avouer l’autre soir mais c’est chose faite. Son beau-père lui a
    trouver une situation. Il le fait entrer au ministère de la Culture. À son age c’est un poste magnifique m’a-t-il expliqué.
    Mais tu vois ce que ca suppose.

    Mere: C’est imposible. Philippe!

    ([La mère continue en raisonnant]: C’était impossible. Il partageait nos idées. Il avait pris de gros risques pendant la
    guerre d’Algerie – cette guerre qui nous avait ravafés et qui semblait maintenant n’avoir jamais eu lieu; il s’était
    matraquer dans les manifestations antigaullistes; il avait voté comme nous aux derniers élections)

    Mère: Alors quoi? C’est un arriviste? Il retourne sa veste par arrivisme? J’espère que tu l’as engueulé. (…)

    [Mère plus tard au téléphone avec Philippe]

    Mère:  Ton pere vient de me dire que tu entres dans le cabinet du ministère de la Culture. Felicitations.

    Philippe: Ah! s’il te plait, (…), ne le prends pas sur ce ton-là.

    Mère: Et quel ton devrais-je prendre? (…) Il y a six mois tu condamnais radicalement la politique culturelle du régime.

    Philippe: Eh bien! Justement! Je vais essayer de la changer.

    Mère: Allons donc! (…) Tu joueras le jeu sagement, tu te ménageras une belle carrière. C’est l’ambition qui te pousse,
    rien d’autre…. (…)

    Philippe: On n’est pas un salaud parce qu’on refuse de partager vos entêtements séniles.

    Mere: Ça suffit. Je ne te reverrai pas de ma vie!


The main character in Michel HouellebEcq’s  2001 novel “Plateforme” actually has a job in the Ministry of
Culture. Here is what he, Houellebcq’s character has to say about this job (Excerpts from:
Michel
Houellebecq
: Plateforme,  Flammarion 2001, Première Partie: Tropic Thai, page 2)

    De retour a mon travail, j’annoncai à Marie-Jeanne que j’avais besoin des vacances. Marie-Jeanne est ma collègue; c’est
    ensemble que nous préparons les dossiers d’expositions que nous œuvrons pour la culture contemporaine. C’est une
    femme de trente-cinq ans, aux cheveux blonds et plaits, aux yeux d’un blue très clair; je ne sais rien de sa vie intime. Sur
    le plan hierarchique, elle est dans une position  légèrement superieure que la mienne; mais cet un aspect qu’elle
    préfère eluder. Elle s’attache à mettre en avant le travail d’equipe au sein du service. Chaque fois que nous recevons la
    visite d’une personalité réellement importante – un délégué  de la Direction des arts plastiques ou un membre du
    cabinet du ministre – elle insiste sur cette notion d’équipe. « Et voici, l’homme le plus important du service! s’exclame-t-
    elle en pénétrant dans mon bureau, celui qui jongle avec les bilans comptables et les chiffres … Sans lui, je serais
    complètement perdue. » Ensuite, elle rit; les visiteurs importants rient à leur tour, ou moins ils sourient avec bonheur. Je
    souris également, dans la mesure de mes moyens. J’essaie de me visualiser en jongleur; mais en réalité il me suffit de
    maîtriser les opérations arithmétiques simples. Quoique Marie-Jeanne fasse à proprement parler rien, son travail est en
    réalité plus complexe : elle doit se tenir au courant des mouvements, des reseaux, des tendances; ayant assumé une
    responsabilité culturelle, elle peut se voir en permanence soupçonnée d’immobilisme, voire d’obscurantisme; c’est un
    danger dont elle doit se prémunir et par là même prémunir l’institution. Aussi reste-t-elle en contact régulier avec des
    artistes, des galeristes, des directeurs de revues pour moi obscures ; ces coups de téléphone la maintiennent dans la
    joie, car sa passion pour l’art contemporain est réelle. Pour ma part, je n’y suis pas hostile: je ne suis nullement un
    tenant du métier, ni du retour à la tradition en peinture; je conserve l’attitude de réserve qui sied au gestionnaire
    comptable.  Les questions esthétiques et politiques ne sont pas mon fait; ce n’est pas à moi qu’il revient d’inventer ni d’
    adopter de nouvelles attitudes, de nouveaux rapports au monde; j’y ai renoncé en même temps que mes épaules  se
    voûtaient, que mon visage évoluait vers la tristesse.

The situation hence is bleak which is why François Fillon adopts the following position in his campaign program
(Excerpt from
his campaign speech in Margny-lès-Compiègne – February 15, 2017)

    Notre sphère publique doit être réformée. Elle doit être un atout pour notre pays, pas un frein. Nos agents publics sont
    compétents et dévoués. Mais ils sont les premiers à pâtir des lourdeurs de la bureaucratie. Je préfère qu’ils soient
    moins nombreux, mieux payés et plus motivés.

    Nous avons près de 6 millions d’agents publics. C’est plus que l’Allemagne, qui compte pourtant plus d’habitants que
    nous, et qui n’est pas moins bien administrée que nous. La baisse des effectifs que je propose sur l’ensemble du
    quinquennat représente 8% des agents publics. C’est raisonnable et cela est nécessaire si l’on veut remettre le budget
    de la France sur des rails solides.

    Je passerai progressivement nos fonctions publiques à 39 heures pour qu’elles soient plus efficaces au service des
    Français. Dans les entreprises comme au sein de l’Etat, c’est en travaillant un peu plus que les Français gagneront plus.
    Mes réformes dynamiseront le pouvoir d’achat, que ce soit à travers la fin des 35 heures dans le privé, le passage aux 39
    h dans le public, ou le relèvement du quotient familial.

Obviously, these luminaries speak for themselves. There is nothing to add to this from our part other than that
times have clearly changed. And alas, so have we.
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Keywords:

public service jobs in French literature, the concept of working for the government in
French literature, poets accepting a government job, how dignified are government jobs,
Simon de Beauvoir and Michel Houellebecq have different views of government jobs