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    Noah denkt™  -
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Et lesquelles sont vos vraies raisons pour s'opposer au Grexit ?
Une lettre ouverte au public français, rédigée le 15 de juillet, publiée le 16 de juillet 2015
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Mes chers amis français,

Hier, votre parlement a voté avec une majorité écrasante en faveur du troisième sauvetage de la Grèce.
Demain, le  parlement allemand fera le même. Pourtant, il n’est pas un secret que le public allemand et même
le gouvernement allemand aurait été ouverts à une sortie de la Grèce, - temporaire ou non -, de la zone Euro,
si votre gouvernement et votre opinion publique aurait été en faveur d’une telle opération. Mais, il n’y a pas de
doute qu’il y ait peu de voix dans votre pays qui donne le bienvenu à cette idée d’une Grexit. Et on se
demande pourquoi c’est cela le cas ?

Soyez assurés que Noah denkt™ suit d’une manière assez proche les débats de vos experts sur la dette
grecque. Alors, on est bien familiarisé avec leurs explications générales. Dans ce contexte, on accepte leur
théorie abstraite, que la sortie d’un membre de la zone Euro met en question la cohérence du projet européen.
On est d’accord aussi avec l’analyse qui présume qu’un Grexit pourrait débiliter la confiance, par exemple, des
Italiens dans la solidité de leurs banques. Et on est surtout conscient des risques géopolitiques, sociaux et
humanitaires lesquels un Grexit pourrait entrainer pour nous et le peuple et la démocratie grecque.

Mais, n’est-il pas aussi vrai que tous ces risques ne vont qu’augmenter si le troisième sauvetage de la Grèce
échouera de la même manière que les deux efforts antérieurs l’ont fait? N’est-il pas un élément indéniable
que l’Euro est simplement trop fort pour la réalité de l’économie grecque ? Car, comment la Grèce veut-lui
recevoir des investissements étrangers si ses salaires moyens sont trois fois plus élevés que ceux de la
Bulgarie et ceux de la Roumanie ? Et comment, la Grèce veut-lui réaliser des privatisations majeures si elle
ne les a pas faites auparavant ?

Alors, on n’arrive pas à comprendre pourquoi la Grande Nation des Mathématiciens préfère remettre la réalité
au plus tard au lieu de l’accepter ici et maintenant. Sans doute, il y a peu d’évidences que la Grèce va être
capable de trouver une croissance suffisante avec le programme de la Troika. Certes, la Grèce était en route
avant l’arrivée de M. Tsipras au pouvoir d’enregistrer une croissance de plus de 2%. Mais tous ces efforts
pour améliorer la compétitivité de l’économie grecque ont toujours été accompagnés d’une opposition ferme
contre chaque forme d’austérité.  Il est donc peu probable qu’un gouvernement qui est idéologiquement en
désaccords avec la théorie de l’austérité va être capable de l’imposer d’une manière efficace.

Alors, à notre égard
les arguments en faveur d’un maintien de la Grèce dans la zone Euro paraissent plus
faibles que ceux qui acceptent la logique d’une fin horrible au lieu d’une horreur sans fin. On est sûre que les
experts français se rendent compte des dangers qui entraînent un report du Grexit pour l‘Europe. Par
conséquent, on doit se poser des questions sur les vrais raisons qui alimentent l’opposition française contre
ce Grexit.

Est-il possible qu’il y ait là une résistance psychologique contre les aspects durs du libre marché ? Est-il
possible que l’idée d’élégance supporte mal les conséquences de la rigueur ? Y a-t-il là peut-être un manque
de confiance qui se solidarise d’une manière inconsciente avec ceux qui peuvent être vu comme les victimes
de la concurrence des marchés ?
Ou y a-t-il dans tout cela même un traumatisme qui assimile la sobriété
capitaliste avec la barbarie des envahisseurs allemands du passé ? Quoi que ce soit, il est assez étrange qu’
un pays qui avec légitimation est considéré la patrie du rationalisme donne la préférence aux motives
psychologiques en dépit de la logique immédiate.

Alors, mes amis français, aidez-nous à comprendre cette énigme dans votre argumentation sur la viabilité du
Grexit ! Il est indispensable que nous, les Allemands et les Français, soyons a même de nous regarder droit
dans les yeux dans cette affaire-là. Car, sans l’amitié franco-allemande il n’y aura ni l’Euro ni la paix en
Europe....

Veuillez agréer nos sentiments les plus distingués.

Votre Noah denkt™

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P.S du 20 de Juillet: Depuis la dernière fin de la semaine, c’est bien clair que la Social-Démocratie allemande
partage pleinement votre sentiment Anti-Grexit. Ce dimanche, le président de la SPD, M. Gabriel, a déclaré
que le Secrétaire allemand des Finances, M. Schäuble, aurait fait atteint aux liens de confiance qui forment la
base de la Grande Coalition allemande (CDU/SPD) en proposant le Grexit au cours du dernier sommet
Européen.  Ainsi il nous faut être juste et admettre que l’opposition française au Grexit n’a rien à voir avec les
idées d’élégance de Mme de Staël ou un traumatisme particulière de l’histoire française. Et nous offrons nos
excuses si nos propos à ce sujet-là ont blessé par inadvertance les sentiments de nos lecteurs français.

Néanmoins, la réaction de la SPD allemande démontre une fois en plus que l’opposition au Grexit s’explique
plutôt par le manque de confiance envers la propre compétitivité dans les marchés libres qu’avec les craintes
géopolitiques qu’on professe en avoir. Car toute cette compassion pour les victimes du capitalisme que la
gauche aime réclamer est dans notre propre expérience fréquemment une simple projection de la propre
vulnérabilité aux autres. Évidemment, c’est plus facile d’invoquer la misère des autres au lieu d’admettre les
siens. On sait très bien dont on parle ici. Il n’y a que quelques années que le cerveau derrière Noah denkt™
s’est fait les mêmes illusions sur sa propre compassion avec les perdants du capitalisme. Et ce n’est que par
une réflexion profonde qu’il a pu vérifier ses motives réales. Alors, c’est un peu plus d’honnêteté dont on a
besoin dans ce débat sur le Grexit.
Note :  On est bien conscient qu'on a assez maltraité la langue de Racine y de Balzac ici. Et c'est pourquoi, Noah denkt™ et son
créateur demandent pardon à toute la communauté francophone. Si on s'est jeté quand même dans cette aventure d'un texte
francophone c'est pour avoir une chance de pouvoir pratiquer votre langue merveilleuse.
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